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INTRODUCTION

Les contraintes d’ordre anthropique et/ou naturel que sont: l’avancée des tannes, les feux de brousse, le phénomène de l’érosion hydrique, les défrichements clandestins à la recherche de nouvelles terres agricoles et la pauvreté ont contribué à de fortes pressions sur les ressources forestières de la région de Kaolack. Ainsi, il est observé au niveau de la région de Kaolack une dégradation des ressources forestières et fauniques, des sols et du cadre de vie.

Des campagnes de reboisement sont organisées afin de limiter cette dégradation des ressources naturelles de la région.

Ce chapitre porte sur la situation du secteur des eaux et forêts de la région de Kaolack au courant de l’année 2013.

 

1. Les forêts

La formation forestière de la région de Kaolack est constituée d’un domaine classé et d’un domaine protégé. Le domaine forestier classé de la région de Kaolack est composé de neuf forêts classées au courant de l’année 2013. Ce domaine couvre une superficie de 13390 ha soit environ 1% du territoire régional. Le taux de classement est de l’ordre de 2,8% dans  le département de Kaolack et de 3,8 % au niveau de Nioro du Rip. La région naturelle de Kaolack est constituée de deux sous-zones : celle de l’ancien bassin arachidier et celle de polyculture. Dans la première, quelques massifs classés que sont : Koutal, Keur Matar, Iles Kousmar, Iles de Couyon et Vélory sont distingués. La seconde sous-zone comprend tout le département de Nioro et les parties Sud du département de Kaolack. Cette dernière zone a des potentialités agricoles certaines qui permettent le développement de la culture de l’arachide, du mil, du sorgho, de la pastèque.

La forêt classée de l’île de Koussmar constitue un dortoir pendant l’hivers où une importante population de Faucon Crécerellette et d’Elanion nauclers viennent nicher.

Le domaine protégé de la région de Kaolack est constitué de l’ensemble des zones de terroirs non cultivés couvertes ou non par les formations boisées non classées. Sa gestion est confiée aux collectivités locales qui sont habilitées à attribuer les terres à des fins d’habitations ou de cultures. Cependant, les autorisations de défrichement sont accordées par le Conseil régional.

La région de Kaolack compte 161 mises en défens pour une superficie totale avoisinant 10 983 ha en 2013 contre 219 sites pour 20 974 ha en 2012.Au niveau départemental, la répartition des mises en défens au cours de l’année 2013 est la suivante : 67 à Guinguinéo, 56 à Kaolack et 38 à Nioro.

Situation des forêts classées en 2013

Superficie (km2)

Forêts Classées

Taux de classement

Nombre

Superficie (Ha)

Kaolack

1 880

5

5490

2,9

Nioro

2 277

4

7 900

3,47

Guinguinéo

770

0

0

0

Région

4 927

9

13390

2,7

Rapport annuel 2013, IREF

 

Dans le domaine classé, le plan d’aménagement de la forêt classée de Koutal a été finalisé grâce à l’appui financier du PROGERT. Des opérations d’enrichissement ont été menées aussi dans les massifs de Mamby (Nioro) sur 15,5 ha, sur la forêt de Pané Abdoulaye Diop (Nioro) pour 10ha et de Birkilane (Guinguinéo) sur 6 ha. De plus, des  opérations de sensibilisation et d’enrichissement ont été menées au niveau des aires de mise en défens notamment à Sambandé et dans le Nioro à Sandegatam pour 05 ha et dans le Guinguinéo. Ainsi, la restauration des terres dégradées et la valorisation d’aires de mises en défens avec l’apiculture améliorée ont obtenu des résultats encourageants dans le cadre de la lutte contre la salinisation des terres. Le Plan d’Action Environnemental Régional (PAER) est réactualisé au courant de l’année 2013, mais sa mise en œuvre a été très  timide due aux manques de financement. Toutefois, il existe un modèle de gestion durable des aires mises en défens. L’exécution du plan d’aménagement participatif de Sambandéa suivi son cours normal et, la forêt communautaire est dotée maintenant d’un plan d’aménagement. Les populations riveraines, organisées en comités de gestion de la forêt, ont été impliquées depuis la phase d’élaboration du plan d’aménagement  jusqu’à sa mise en œuvre qui a parfaitement réussi (impact socio-économique et écologique positif) au point d’être retenu aujourd’hui par le Conseil Régional de Kaolack  comme un modèle d’aménagement participatif qui est en train d’être démultiplié dans les contrées où existent des potentialités ligneuses appréciables.

 

2. Les feux de brousse

Durant la campagne 2013, la lutte préventive contre les feux de brousse a été l’une des priorités des agents des Eaux et Forêts. Cette lutte devrait permettre de sensibiliser les populations sur les conséquences néfastes des feux de brousse afin de réduire leur ampleur et leur fréquence en saison sèche.

C’est ainsi que des séances d’information, de sensibilisation, de communication mais également d’incitation à l’ouverture et à la réhabilitation des pare-feu ont été organisées.

Parallèlement à ces activités, les agents des Eaux et forêts ont procédé à la redynamisation et à la création de quelques comités de lutte contre les feux de brousse.

Pour pallier l’insuffisante de petits matériels de lutte, l’accent a été mis sur la redynamisation des comités existants afin de les rendre plus opérationnels et plus aptes à combattre les incendies de forêts.

Cependant, la lutte préventive qui est caractérisée par les activités suivantes : séance de sensibilisation, séance de formation à l’utilisation des foyers améliorés, des émissions radio, des comités de redynamisés n’a pas permis de réduire le nombre de feux de brousse au niveau de la région de Kaolack. En effet, au courant de l’année 2013, le nombre de feux de brousse est passé à 53contre 20 en 2012 soit un doublement des cas de feux de brousse.

Cependant, en termes de surfaces brûlées la campagne de 2011/2012 dépasse celle de 2012/2013. En effet, en 2013, une superficie de mille huit cent quatre-vingt-dix-huit (1898)  hectares de terre ont été brûlées contre une superficie de cinq mille cinq cent trente-deux (5 532) hectares brûlées en 2012.

Superficies brûlées en ha et nombre de cas des 3 dernières années

Années

Nombre de cas

Superficies brûlées en ha

2009 / 2010

15

1625

2010 / 2011

19

646

2011 / 2012

20

5 531,5

2012 / 2013

53,0

1898,4

Rapport annuel 2013, IREF

 

Les dégâts portent sur la destruction du tapis herbacé, sur la régénération naturelle, la dégradation progressive de la biodiversité et parfois même l’habitat de l’homme et ses biens sont affectés.

Ces causes se résument comme suit :

  1. les défrichements avec le feu lors de la préparation des champs de culture ;
  2. la récolte inappropriée de miel ;
  3. les feux de camp mal éteints par les transhumants ;
  4. les mégots de cigarette non éteints jetés ;
  5. la chasse avec usage de feu ;
  6. la carbonisation clandestine.

Il est constaté que l’essentiel des feux de brousse résulte des mauvaises pratiques de défriche-brulis des champs consistant à faire passer le feu au niveau des terrains à emblaver sans aucune surveillance et à des moments de grands vents et de forte chaleur.

Parmi les principales difficultés rencontrées, il y a:

  1. la panne depuis 04 ans du puits-forage de Nioro principale source d’alimentation en eau de sa citerne ;
  2. le sous-équipement et insuffisance de dotation en petits matériels de lutte destinés à l’équipement des comités villageois de lutte  contre les feux de brousse ;
  3. la perte du camion-citerne du Secteur Forestier de Nioro à la suite d’une intervention à Santhie MBoutou dans le département de Kaolack ;
  4. la non-dénonciation des auteurs des feux par la population locale ;
  5. le Secteur de Guinguinéo n’est pas encore doté de véhicule ;
  6. la mise en place tardive des crédits de fonctionnement ;
  7. la faible participation des Collectivités Locales à la lutte contre les feux de brousse ;
  8. le manque de moyens pour l’acquisition de petits matériels de lutte ;
  9. pour toutes les interventions des engins de lutte, l’eau est achetée par le service forestier soit auprès de la SDE ou des comités de gestion de forages.

Les solutions préconisées pour une meilleure lutte contre les feux de brousse sont :

  1. réparer le puits-forage et doter le Secteur forestier de Nioro d’un Camion-citerne neuf ;
  2. doter le Secteur forestier de Guinguinéo d’un véhicule citerne neuf ;
  3. la prise en charge et la participation effective des collectivités locales dans les actions et activités de lutte contre les feux de brousse ;
  4. appuyer les Secteurs forestiers et les comités villageois en petits matériels de lutte et en carburant ;
  5. la dotation de moyens pour l’organisation des séances de sensibilisation, d’information et de formation ;
  6. la généralisation de la constitution des réserves fourragères dans la région ;
  7. à l’instar des sapeurs-pompiers, une solution doit être trouvée pour alimenter gratuitement les citernes forestières au niveau des bouches d’incendie et des forages.

Malgré l’insuffisance des moyens de lutte contre ce fléau, l’organisation et la forte mobilisation de la population sur les activités de sensibilisation, d’information, de communication et de formation en saison sèche ont permis un bon déroulement de la campagne de lutte contre les feux de brousse 2012-2013.

Répartition des feux de brousse par département en 2013

Nombre de cas

Superficies brulées (ha)

Kaolack

-

36

Nioro

-

604

Guinguinéo

-

60

Total

53

700

Rapport 2013, IREF

L’analyse du tableau 41 montre que le département le plus touché par les feux de brousse est Nioro (604 ha) suivi des départements de Guinguinéo (60 ha) et de Kaolack (36 ha).

 

3. Le reboisement

La Campagne Nationale de Reboisement (CNR) 2013 est caractérisée dans la région de Kaolack par une  assez bonne pluviométrie dans le temps et dans l’espace. En effet, pour la campagne 2013, la pluviométrie moyenne annuelle oscillait autour de 800 mm de pluie enregistrée.

Ainsi, l’année 2013 a été marquée par une pluviométrie assez bonne au niveau de beaucoup de localités, ce qui a permis de relever aussi des taux de réussite très satisfaisant au niveau des activités de reboisement :

  1. Nioro 29%, Kaolack 86% pour les plantations massives ;
  2. Nioro 61%, Kaolack 81% pour les plantations linéaires ;
  3. Nioro 70%, Kaolack 78% pour les plantations de conservation.

Production de plants par type de pépinières et par structure d’encadrement en 2013

Espèces

Régie

Villageoise

Commun.

Individuel.

Scolaire

Privé

Total

Forestières

107 791

57 327

3 362

18 229

3 594

31285

221 588

Fruitiers forestiers

14 693

23 162

225

8 776

565

2 040

49 461

fruitiers domestiques

4 074

8 379

60

982

367

204

14 066

Espèces ornementales

7 567

240

555

213

374

876

9 825

TOTAL

134 125

89 108

4 202

28 200

4 900

34 405

294940

Rapport 2013, IREF

Production de plants par type de pépinières

foret_4

Rapport 2013, IREF

La représentation graphique de la production de plante par type de pépinières montre que les espèces forestières sont les plus importantes avec 75% de la production suivies des plantes fruitiers forestiers avec 17%.

Production de plants par type de pépinières et par Secteur en 2013

Secteur

Régie

Villageoise

Communautaires

Individuelles

Privé/ONG

Scolaires

Nb

Qté

Nb

Qté

Nb

Qté

Nb

Qté

Nb

Qté

Nb

Qté

Kaolack

2

29 719

17

27 028

29

15001

1

700

3

34495

2

29719

Nioro

1

88 126

17

36 910

1

699

5

3583

22

23287

1

88126

Guinguinéo

0

16 290

0

5 000

0

12500

0

700

0

0

0

16290

TOTAL

3

134 135

34

68 938

30

28200

6

4983

25

57782

3

134135

Rapport 2013, IREF

Réalisations physiques selon le département en 2013 (Plantations conservatoires)

Secteur

Mise en défens

Enrichissement

CES/DRS

RNA

Total

Ha

Plants

Ha

Plants

Ha

Pts

Ha

Plants

Ha

Plants

Guinguinéo

5

400

6

127

-

-

-

-

11

527

Kaolack

5,75

115

20,9

160

-

-

-

-

26,65

275

Nioro

-

-

38,24

-

-

-

15

-

53,24

-

Région

10 ,75

515

65,14

287

-

-

15

-

90,89

802

Rapport 2013, IREF

Réalisations physiques selon le département en 2013 (Plantations linéaires)

Secteur

Haies vives

Délimitation/Alignement

Pare-feu

Brise-vents

Total

Km

Pts

Km

Pts

Km

Pts

Km

Pts

Km

Plants

Guinguinéo

4

5500

-

-

-

-

1

500

5

6000

Kaolack

4,055

2000

6,175

2 00

-

-

5,99

200

16,22

2400

Nioro

8,459

-

5,8

 

1 ,2

 

5,41

-

22,072

 

Région

12,514

7500

11,975

200

1,2

 

11,406

700

38,292

8400

Rapport 2013, IREF

Réalisations physiques selon le département en 2013 (Plantations massives)

Secteur

Régie/Forêt régionale

villageoises

communautaires

Individuelles

Scolaires

ONG/Privé

Total

Ha

Pts

ha

Pts

ha

Pts

Ha

Plants

ha

Pts

ha

Pts

Ha

Pts

Guinguinéo

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

17

690

Kaolack

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

52,93

500

Nioro

-

-

30,39

-

-

-

70,65

-

0,5

-

-

-

101,54

 

Région

-

-

30,39

-

-

-

70,65

-

0,5

-

-

-

171,47

1190

Rapport 2013, IREF

Réalisations physiques selon le département en 2013 (Foresterie urbaine)

Secteur

Bois d’école

Espaces publics

Distribution individuelle

Ombrage

Total

Ha

Plants

Ha

Pts

Ha

Plants

Ha

Plants

Ha

Plants

Guinguinéo

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Kaolack

-

-

5,15

 

-

4415

-

 

5,15

4415

Nioro

-

-

2

 

-

 

-

 

2

-

Région

-

-

7,15

 

-

4415

-

 

7,15

4415

Rapport 2013, IREF

L’analyse des tableaux 43, 44, 45, 46 et 47 ci-dessus montre qu’au niveau des plantations conservatoires, la région de Kaolack compte 802 plantes, au niveau des plantations linéaires, la région compte 8 400 plantes, au niveau des plantations massives, elle compte 1 190 plantes et au niveau de la foresterie urbaine, il est dénombré 4 415 plantes dans la région de Kaolack.

 

4.La chasse

La région de Kaolack est située dans la zone soudano-sahélienne avec une pluviométrie qui oscille autour d’une moyenne de 800mm/an au cours de ces dernières années. C’est une région essentiellement agricole.

La dégradation des Ressources Naturelles est très accentuée dans le Département de Kaolack à cause de l’avancée des tannes.

Les formations végétales les plus importantes sont essentiellement rencontrées dans le Département de Nioro. Toutefois, les zones amodiées, du fait de la préservation qu’elles bénéficient, renferment de réelles potentialités en matière d’habitats- refuges favorables au développement de la faune.

Les facteurs de dégradation sont entre autres : une extension des zones de cultures dues à l’augmentation de la population, la fréquence des feux de brousse, l’exploitation clandestine et l’élevage extensif. Malgré ces agressions anthropiques, le milieu offre encore des conditions favorables pour permettre l’existence d’une faune riche et variée. Les différentes variétés de faune rencontrées, au niveau de la région de Kaolack, sont les suivantes :

  1. pour la faune mammalienne : phacochères, lièvres, chacals, hyènes, écureuils, etc.
  2. pour la faune aviaire : francolins, poule de rocher, cailles, pintades, tourterelles, pigeons verts, pigeons rônier, gangas, canards, oies, Dendrocygne, hérons garde-bœufs, etc.
  3. pour les reptiles : varans des sables, varans du Nil, vipères, python, etc.

 

Présentation des zones amodiées

Zone Amodiées

Département

Superficie (ha)

Niambato II

Nioro

45 628

Niambato III

Kaolack /Nioro

49 452

Baobolong

Nioro

60 000

Paoskoto

Nioro

25 000

KeurMadiabel

Nioro

26 388

Latmingué

Kaolack

50 000

Keur Socé

Kaolack

16 834

Thiomby

Kaolack

16 000

Thiaré

Kaolack

19 448

Total

308 750

Rapport 2013, IREF

Les espèces les plus fréquemment rencontrées sont :

  1. pour le gibier à plumes terrestre : Tourterelles, Francolins, Gangas, Cailles, Pigeons, Pintades, etc. ;
  2. pour le gibier à poils : le Phacochère, le Lièvre, le Chacal, le Singe rouge, le Guib harnaché, la Civette.

La faune est constituée pour l’essentiel de l’avifaune dont une partie fait l’objet de chasse sportive à travers les zones amodiées. Ce potentiel faunique représente  un attrait touristique sûr et sa bonne gestion constituerait une source d’emplois pour les collectivités locales.Dans ce cadre, le partenariat qui lie les amodiataires aux collectivités locales par le biais des plans de travail annuels est un atout certain pour l’amélioration du niveau de revenu des populations locales.

Les Zones d’Intérêt Cynégétique constituent le premier test d’organisation de la chasse amodiée entièrement gérées par l’administration forestière. L’amodiation fut ainsi initiée en 1972 et constitue la première phase de la chasse organisée avant la loi sur la décentralisation et le transfert de compétences en 1996.

La Région de Kaolack compte deux Zones d’Intérêt Cynégétique (ZIC) pour une superficie totale de 175 000 hectares. La répartition est la suivante :

  1. Baobolong (75 000 ha) localisé dans le département de Nioro avec une superficie amodiée de 60 000ha ;
  2. Niombato II (80 000 ha) aussi localisé dans le département de Nioro avec une superficie amodiée de 60 000ha.

Les principales espèces rencontrées sont des francolins, des pintades, des pigeons, des gangas et des tourterelles.

Au niveau de la région, il existe neuf  zones amodiées où est pratiquée la chasse sportive. Cependant, suite à des problèmes de moyens et de litige, deux d’entre elles (Paoskoto et Keur Madiabel) n’ont pas fonctionné durant l’année 2013.

La création des zones amodiées a eu un effet positif indéniable sur le développement des infrastructures à l’intérieur de la région, grâce à l’implantation d’un réseau important de campements de chasse destinés à l’accueil des touristes chasseurs.

La création et le développement des Campements de chasse constituent un facteur de création d’emplois dans les localités où la chasse amodiée est organisée.

La région de Kaolack compte trois (03) campements de chasse :

  1. campement de Latmingué, Amodiataire Emile Wardini ;
  2. campement Keur Socé, Amodiataire Didier Marc ;
  3. campement Dabali

Notons que les zones de Niombato II et Niombato III reçoivent leurs clients dans le Campement de Passy situé dans la région de Fatick.

Pour le développement du tourisme intégré et plus diversifié, des sensibilisations sont menées auprès des autorités locales et amodiataires pour que des campements soient construits au niveau des sites d’amodiation conformément au cahier des charges.

Situation des chasseurs et permis enregistrés en 2012-2013

Zones amodiées

Nombre Chasseurs

Nombre de permis

Keur Socé

14

-

Thiaré

15

-

Thiomby

0

-

Ndiombato III

-

-

Latmingué

2

-

Chasseur résident

10

-

Sous Total Kaolack

411

-

Alpha  BA

22

-

Baobolong

24

-

Sous Total  Nioro

46

-

TOTAL

457

121

Rapport 2013, IREF

Le suivi et le contrôle de cette activité sur le terrain sont correctement assurés par le service forestier. Cependant, la densité d’animaux dans ces zones est encore faible du fait du braconnage. Aussi, son impact sur l’économie locale est presque nul.

La chasse organisée se pratique dans les zones amodiées qui sont des territoires du domaine forestier (ZIC) ou de terroirs villageois dans lesquels le droit de chasse qui appartient à l’État est loué à des exploitants cynégétiques pour une durée déterminée. Organisée par le Guide, assisté de Pisteurs, elle vise la gestion durable de la ressource faunique et son habitat.

Les détenteurs de Permis Coutumiers habitant dans les Communautés Rurales abritant lesdites zones sont autorisés à y chasser. Au cours de la Campagne 2013, 121 permis de différentes catégories ont été délivrées pour un nombre total de chasseurs 457 contre soixante-quatorze (74) permis de différentes catégories pour le même nombre de chasseurs (58 Touristes, 15 Résidents et 01 coutumier)en 2012.

Le graphique 10 donne la tendance du nombre de pièces abattues suivant les différentes espèces.

L’analyse du graphique 10 permet  ainsi de voir que les tourterelles sont les espèces les plus abattues à hauteur de 61% suivies des pigeons rôniers et des francolins avec respectivement 16% et 15%. Les pigeons verts suivent avec 5%. Les autres espèces moins importantes en termes de nombre sont : les cailles (1%), les gangas (1%) et les pintades (1%). Les lièvres ne sont presque pas représentés avec 0%.

Pièces abattues: Tendance par espèces

foret_3

 

Rapport annuel 2013, IREF

L’analyse du graphique 11 donne le nombre de pièces abattues suivant les zones. Ainsi, les zones de Niombato III et Baobolong viennent en première position avec chacune 28% des pièces abattues suivies des zones Nimbant II et Leur Socé avec respectivement 19% et 12% des espèces abattues. Les autres zones que sont Thiomby, Latinus et Thiaré représentent chacun moins de 10% des pièces abattues.

Pièces abattues par zone

foret_2

 

Rapport annuel 2013, IREF

Situation des taxes, licences d’exploitant cynégétique et superficies amodiées recouvrés en 2012-2013

Département

N° d’ordre

Zones de chasse

Amodiataire

Durée contrat

Superficie

Licence

Taxe d’amodiation

Kaolack

1

Latmingué

Emile WARDINI

5

50000

300 000

1 750 000

2

Ndiombato III

Marième FALL

5

50000

300 000

1 750 000

3

Thiomby

Lamine SAMAKE

2

16000

300 000

560 000

4

Keur Socé

Famara BADJI

2

16834

300 000

589 190

5

Thiaré

Famara BADJI

2

19448

300 000

680 680

Kaolack

152 282

NIORO

6

Baobolong

Didier MARC

litigieux

60 000

-

-

7

Alpha Modio BA

Amadou BA

2

25 000

600 000*

1 750 000*

8

Ndiombato II

Abdoul Omar FALL

5

45 000

300 000

560 000

Nioro

130 000

REGION

282 282

Rapport annuel 2013, IREF

 

Situation des permis de chasse délivrés en 2011, 2012 et 2013

Nature permis

Année

P.U

Nombre

Montant

Permis de petite chasse  Touriste 1 semaine

2011

15 000

107

1 605 000

2012

15 000

75

1 125 000

2013

15 000

76

1 140 000

Permis de petite chasse résident

2011

15 000

14

210 000

2012

15 000

17

255 000

2013

15 000

1

15 000

Permis petite chasse touriste 2 semaines

2011

25 000

21

525 000

2012

25 000

10

250 000

2013

25 000

8

200 000

Permis petite chasse touriste 1 mois

2011

45 000

2012

45 000

2013

45 000

1

45 000

Permis coutumiers

2011

3 000

2012

3 000

2013

3000

1

3000

Total taxes

 

 

 

1 403 000

Rapport annuel 2013, IREF

 

Situation des autres taxes en  2011, 2012 et 2013

Nature des permis

Année

P.U

Nombre

Montant

Taxes abattage phacochère

2011

15 000

11

165 000

2012

15 000

15

225 000

2013

15 000

11

165 000

Taxes amodiation zone

2011

35

172 282

6 029 870

2012

35

77 282

2 704 870

2013

35

291282

10 194 870

Licence exploitant cynégétique

2011

300 000

6

1 800 000

2012

300 000

4

1 200 000

2013

300 000

8

2 400 000

Procès-verbaux

2011

-

1

50 000

2012

-

1

3 000 000

2013

-

-

-

Attestation Pisteurs

2011

10 000

-

2012

10 000

6

60 000

2013

10 000

13

130 000

Attestation ramasseurs

2011

5 000

11

55 000

2012

5 000

 

2013

5000

2

10 000

Autres taxes

2011

-

-

-

2012

-

-

-

2013

-

-

-

Rapport annuel 2013, IREF

 

Evolution du nombre de zones, de chasseurs, de gibiers abattus, de recettes et du contentieux

Années

Nombre de zones amodiées

Nombre de chasseurs

Gibiers abattus

Recettes (FCFA)

Contentieux         (Pv)

2009

5

70

6239

5 748 000

-

2010

9

74

3923

5 273 000

30 000

2011

9

98

8684

9 649 870

50 000

2012

9

153

13 523

6 644 789

3 000 000

2013

9

457

9944

14 302 870

-

Rapport annuel 2013, IREF

Le nombre de chasseur a été multiplié par trois entre 2012 et 2013. Cependant, le nombre de gibiers abattus a baissé considérablement entre 2012 et 2013. Les recettes ont connu une forte hausse avec un doublement des recettes entre 2012 et 2013. Le graphique 12 donne les différentes tendances observées entre 2009 et 2013 concernant le nombre de chasseurs.

 

 Evolution du nombre de chasseurs entre 2009 et 2013

foret1

 Rapport annuel 2013, IREF

L’analyse du graphique 12 permet de voir que la tendance du nombre de chasseurs au niveau de la région de Kaolack est croissante passant de 70 en 2009 à 457 en 2013.

 

ARCHIVES

Chiffres Cles 2009

Chiffres Cles 2010

Chiffres Cles 2011

 

 

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