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INTRODUCTION

 

Etant l’une des premières ressources économiques du Sénégal après le tourisme, l’exploitation des phosphates et l’agriculture, la pêche occupe une très grande place au niveau national. Les facteurs anthropiques de l’homme liés à la surcapacité de la pêche maritime ont beaucoup contribué au fléchissement des rendements du secteur. La région de Kaolack ne dispose pas de façade maritime mais les activités de pêche y sont pratiquées toute l’année par des pêcheurs autochtones et allochtones. Au niveau de la région, où cette activité reste encore timide, on y rencontre deux (2) types de pêches : la pêche continentale et celle dite maritime.

Concernant la pêche continentale, elle est pratiquée au niveau du  Baobolong,  du Miniminiyang Bolong et  dans  la Vallée de Koutango où les causes naturelles (ensablement, augmentation de la salinité, baisse du niveau des eaux,…) ont engendré progressivement dans ces différents sites la dégradation des écosystèmes.  Quant à la pêche maritime, elle se mène  dans le bras de mer «Â le Saloum »

Les prises sont négligeables et portent généralement sur de petites espèces comme les crevettes, les ethmaloses, les tilapies, les mulets, etc.

Ainsi, le Ministère de l’Economie Maritime a entrepris des actions de gestion de la ressource et de restauration des habitats critiques (par repeuplement). L’ensemble de ces actions s’opère dans une démarche participative et selon une approche intégrée en relation avec toutes les parties concernées. D’où le développement de stratégies de cogestion dans le secteur de la pêche.

Dans ce chapitre, nous allons tenter de dresser la situation du secteur en mettant l’accent sur l’armement piroguier, les débarquements et la ventilation de la production.

 

1. Les acteurs

Ce sont essentiellement : le Service Régional des  Pêches et de la Surveillance, les pêcheurs qui ont particularité de regrouper différentes communautés de pêcheurs en provenance de différentes localités de la région et hors de la région et dont l’effectif a tendance à diminuer (882 en 2010, 756 en 2011, 905 en 2012 et 946 en 2013) du fait de la raréfaction de la ressource qui les pousse à  s’adonner à d’autres activités, les mareyeurs, les banabanas, les Groupements de Promotion Féminine (GPF) qui regroupent les femmes transformatrices de poissons et les transporteurs.

 

2. L’armement

Globalement, le parc piroguier de la région était composé de 201pirogues (dont 173 non motorisées et 28 motorisées) en 2013 contre   190  (dont 162 non motorisées et 28 motorisées) en 2012, soit une augmentation de 11unités en 2013, tous non motorisés comparativement à 2012. Cette augmentation du parc motorisé concerne 05 pirogues locales et 06 saisonnières. Cependant l’équipement est très vétuste compte tenu  de la faiblesse des moyens financiers des acteurs mais aussi de leur inorganisation.

 

2.1. La pêche maritime

L’augmentation du nombre de pirogue (+11) au niveau de la région a été enregistrée uniquement au niveau de la pêche maritime dont le parc piroguier s’élevait à 173 pirogues (dont 28 motorisées et 145 à voile) en 2013 contre 162 (dont 30 motorisées et 132 à voile) en 2012, soit une augmentation de 7% (11 unités).

Cette faible augmentation peut s’expliquer par la faible capacité financière des pêcheurs de la région qui n’arrivent pas toujours à renouveler leurs embarcations rattrapées par l’usure du temps.

 

2.2. La pêche continentale

En ce qui concerne la pêche continentale, on constate une stagnation du nombre de pirogues contrairement à la pêche maritime.

Tableau 31 : Evolution du parc piroguier 2012 et 2013

Nature

Pirogues

Total

Motorisées

Non motorisées

2012

2013

2012

2013

2012

2013

Types de Pêche

PM

PC

PM

PC

PM

PC

PM

PC

PM

PC

PM

PC

Pirogues locales

27

01

25

01

95

19

102

19

122

20

127

20

Pirogues saisonnières

03

01

03

01

37

07

43

07

40

08

46

08

Total

30

02

28

02

132

26

145

26

162

28

173

28

Source : Service Régional des  Pêches et de la Surveillances de Kaolack

 

PM : Pêche Maritime           PC : Pêche Continentale

En effet, nous avons dénombré 28 pirogues (2 à moteur et 26 à voile) en aussi bien en 2012 qu’en 2013. Notons cependant que là aussi l’armement est vétuste et essentiellement composé de pirogues à voile (pirogues non motorisées) et que cette stagnation pourrait s’expliquer par le manque de moyen au niveau de la pêche continentale du fait de l’absence de ligne de crédit adaptée à la pêche en général mais également à l’augmentation de la salinité au niveau des défluents.

Situation des permis de pêche

Catégories

2009

2010

2011

2012

2013

A

125

0

0

0

0

B

12

0

0

0

0

C

01

0

0

0

0

Source : Service Régional des  Pêches et de la Surveillances de Kaolack

 

Situation de l’immatriculation informatisée des embarcations de type artisanal

Localité

Parc estimés

Nbre de pirogues identifiées

Nbre de pirogues marquées

Nbre de pirogues à identifier

Nbre de pirogues à marquer

Taux d'identification

Taux de marquage(C/D)

Gandiaye

120

108

88

20

81,48

Kaolack

27

24

24

 

 

 

100

Total

147

132

112

 

20

 

 

Source : Service Régional des  Pêches et de la Surveillances de Kaolack

 

3. Les mises à terre

Le tableau ci-dessous montre la présence de manière générale de deux espèces qui prédominent dans les différentes zones de pêche de la région: les poissons et les crustacés.  Il faut noter  que les mise à terre, toutes espèces confondues sont plus importantes dans le département de Kaolack où est localisé  le bras de mer qui est le principal lieu de pêche de la région.

Evolution des mises à terre et la valeur commerciale estimée selon le   département et l’espèce capturée de 2010 à 2013.

Département

Espèces

Poids (Tonne)

Valeur commerciale estimée (en milliers FCFA)

2010

2011

2012

2013

Variation

12/13

2010

2011

2012

2013

Variation

13/12

Kaolack

Poissons

533,2

606,05

647,45

556,15

-14,10%

100 095

111 150

116 543

99 125

-14,95%

Crustacés

307,15

287,2

311,95

410,8

31,69%

176 170

111 860

201 955

303 195

50,13%

Sous-Total 1

840,4

893,25

959,4

966,95

0,79%

276 265

223 010

318 498

402 320

26,32%

Nioro

Poissons

179,25

273,54

243,41

234,53

-3,65%

39 100

60 464,65

66 621

64 672

-2,93%

Crustacés

10,1

16,51

16,241

18,653

14,85%

7 005

11 554,90

12 232

18 545

51,61%

Sous-Total 2

189,4

290,05

259,65

253,18

-2,49%

46 105

72 019,5

79 852

83 217

4,21%

TOTAL

1 183,3

1 029,70

1 219

1220,1

0,09%

322 370

295 029,5

398 350

485 537

21,89%

Source : Service Régional des  Pêches et de la Surveillances de Kaolack

 

La majeure partie des mises à terre sont des poissons soit 789,68 tonnes sur les 1220,1 tonnes de produits débarqués soit près de 64,72% des débarquements, toutes espèces confondues. Le volume global des débarquements estimé à 1220,1 tonnes en 2013 a connu, cependant, une augmentation négligeable de 0,09% soit 1,1 tonne par rapport à la production enregistrée en 2012, bien que des augmentations assez significatives soient enregistrées au niveau de la production de crustacées au niveau des départements de Kaolack et Nioro respectivement de l’ordre de +31,68% et +14,85%. Par contre, les débarquements de poissons ont chutés de -14,1% et -3,65% au niveau des 2 départements respectifs où se pratique la pêche au niveau de la région de Kaolack. Malgré la hausse de production en crustacées de 46,53% (+101,262 tonnes) et la chute des poissons débarqués de l’ordre de 17,75%(-100,18 tonnes) en 2013 comparée à 2012, on note une augmentation globale de 87 187 000 FCFA soit 21,89% de la valeur commerciale estimée comparativement à 2012.

Le graphique ci-dessous donne une idée sur l’évolution des débarquements au niveau des départements de Kaolack et de Nioro.

 

Evolution des débarquements de 2010 à 2013

figure_1.8

 

Source : Service Régional des  Pêches et de la Surveillances de Kaolack

Le graphique ci-dessus montre que sur la période 2010-2013 les captures au niveau du département de Kaolack sont plus importantes de plus de 600 tonnes à celles enregistrées dans le département de Nioro avec un écart annuel qui avoisine 600 tonnes.

 

4. La ventilation de la production

La production locale de poisson de la région n'est pas suffisante c'est pour cela qu’elle est essentiellement consommée au frais. En effet, la quantité locale consommée s’élève à 874 tonnes en 2013 contre 922 tonnes en 2012 soit une baisse de 5,21% du niveau de la consommation locale de la région.

L’activité de mareyage, dans la région de Kaolack, concerne les crustacés. Elle est essentiellement concentrée dans le département de Kaolack. Cette activité a permis d’utiliser 345 tonnes de crustacés en 2013 contre 263 tonnes de produits en 2012. Ceci traduit une forte hausse de cette activité à hauteur de 31%.


 Ventilation de la production (apports) en Tonne en 2012 et 2013

Ventilation

Localité

Poissons 

Crustacés

Total 

2012

2013

Variation en %

2012

2013

Variation en %

2012

2013

Variation en %

Consommation locale

Kaolack

647,45

556,15

-14,10

48,65

65,10

33,81

696

621,00

-10,78

Nioro

243,41

234,53

-3,65

16,24

18,65

14,84

260

253,00

-2,69

Sous-total 1

890,86

790,68

-11,25

64,89

83,75

29,06

922

874,00

-5,21

Mareyage

Kaolack

0,00

0,00

0,00

263,30

345,70

31,30

263

346,00

31,56

Nioro

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

Sous-total 2

0,00

0,00

0,00

263,30

345,70

31,30

263,3

346,70

31,30

Transformation

Kaolack

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

Nioro

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

Sous-total 3

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

Total

890,86

790,68

-11,25

328,19

429,45

30,85

1 185,00

1 220,00

2,95

Source : Service Régional des  Pêches et de la Surveillances de Kaolack

 

Comme en 2012, il n’y a pas eu d’activité de transformation de poisson au courant de l’année 2013 au niveau de la région.

Au niveau de la région de Kaolack, la consommation locale a baissé de 10,78% mais cette baisse est plus importante dans le département de Kaolack où la baisse a atteint 14,10%.

 

  • Le marché poisson de Kaolack

Le  marché au poisson de la région  se localise  dans la commune de Kaolack et constitue un lieu d’éclatement des produits vers d’autres zones. Il a été construit par la coopération japonaise en 2002-2003 avec un montant de 4 milliards. L’infrastructure dispose d’une chambre de conservation des poissons, d’une chambre de conservation de glace avec une capacité 20 tonnes et d’une salle d’épuration des eaux usées. La gestion du marché est autonome.

Le marché au poisson  regroupe :

  1. Les grossistes  avec les camions venant de Kayar, Mbour, Joal, ….
  2. Les demi grossistes qui achètent et vendent aux détaillants  qui acheminent vers les autres départements et vers la Gambie
  3. Les détaillants
  4. La vente de glace
  5. Les moulineuses
  6. Une association des utilisateurs du marché au poisson de Kaolack (les mareyeurs) créée depuis 2003  qui regroupe plus de 2000 membres.

L’administration du marché est constituée de 3 services :

  1. Le service  administratif et financier ;
  2. Le service exploitation ;
  3. Le service technique.

Les équipements techniques  du marché au poisson ont été réhabilités en 2013 par la coopération japonaise d’un montant de  300 millions.

 

5.  Les apports extérieurs

Tableau 36 : Apports extérieurs selon la région ou le pays en 2011

Poids

Origine

TOTAL

Espèce

Thiès

Dakar

Fatick

Zig

St Louis

Gambie Mauritanie

Aiguillette

12 575

 

 

 

 

 

12 575

Banane de mer

5 800

 

250

 

 

 

6 050

Bar tacheté

800

 

 

 

 

 

800

Beauclaire

7 991

 

 

 

 

 

7 991

Bogue

16 900

 

 

 

 

 

16 900

Bonite à dos rayé

49 150

11 900

 

 

5 900

 

66 950

Brochet

46 877

 

80 288

5 147

150

 

132 422

Capitaine

500

 

99 434

407

 

252

100 593

Carangue

45 448

 

400

2035

 

 

47 883

Carpe blanche

202 000

 

64 475

4 450

500

8 000

279 425

Carpe noire

100

 

88 080

50

 

 

88 230

Carpe rouge

110

 

75 426

44

 

 

75580

Ceinture

3 500

 

 

 

 

 

3500

Chasseur

100

 

 

 

 

 

100

Chinchard jaune

243 650

 

 

300

3 450

 

247400

Chinchard noir

515 100

115 200

 

 

51 900

 

682200

Chirurgien

50

 

 

 

 

 

50

Coryphène

380

 

 

 

 

 

380

Courbine

550

 

731

 

50

 

1331

Crevette

 

 

197

100

637

 

934

Demi – bec

1 600

 

 

 

 

 

1600

Demoiselle

1 000

 

 

 

 

 

1000

Denté

4 852

 

 

 

 

 

4852

Divers

113 520

 

31 271

4 500

 

500

149791

Dorade grise

19 413

 

280

 

 

 

19693

Dorade rose

6 232

 

 

 

 

 

6232

Drépane

23 100

 

9 900

1 850

600

 

35450

Elacate

 

 

 

100

 

 

100

Elops

2 450

 

200

 

 

 

2650

Espadon

1 824

 

 

 

 

 

1824

Ethmalose

53 650

 

13 950

 

900

 

68500

Fausse lotte

1 585

 

1 317

 

 

 

2902

Faux perroquet

8 550

 

 

 

 

 

8550

Friture argentée

100 750

 

 

1 150

 

101900

Grand carangue

10 450

 

 

 

 

 

34836

Griset

100

 

 

 

 

 

100

Grondeur rayé

100

 

 

 

 

 

100

Liche amie

2 800

 

30

 

 

 

2830

Liche glauque

3 500

 

100

 

 

 

3600

Liche vadigo

350

 

682

 

 

 

1032

Machoiron

61 050

 

618

50

 

 

61718

Maquereau

334 000

115 150

 

 

301 800

 

750950

Mérou

168

 

1 398

120

 

 

1686

Mulet

71 010

7 000

38 050

250

2 000

2 000

120310

Mussolini

10 950

 

 

 

 

 

10950

Ombrine

573

 

 

100

 

 

673

Otolithe

49 685

 

12 029

 

50

39

63003

Pageot

48 998

 

 

 

 

 

48998

Pagre

2 600

 

 

 

 

 

2600

Palomett

8 850

 

1 100

3500

 

80

13530

Pelon

237 600

8 000

 

 

6 420

 

252020

Perroquet

300

 

 

 

 

 

300

Petite carangue

94 090

6 500

 

 

81 400

 

181990

Plexiglass

42 620

 

 

 

150

 

42770

Sar

36 572

 

 

 

 

 

36572

Sardinelle plate

2 666 622

272 900

8 500

14 250

356 500

8 500

3327272

Sardinelle ronde

8 107 130

1 378 750

4 950

85 000

50 387 818

134 950

15098598

Scyris

7 930

 

1 000

300

350

9580

Tassergal

8 650

1 250

 

 

15 400

 

25300

Thonine

83 110

19 550

50

 

9 150

 

111860

Tilapie

2 000

 

37 220

 

 

 

39220

Trachinote

2 400

 

4 300

7

 

 

6707

Turbot

 

 

665

 

 

 

665

Total général

13383442

1936800

581329

137391

6225638

161508

22426108

Source : Service Régional des  Pêches et de la Surveillances de Kaolack

 

Cours mensuel des apports

Espèces

Qté débarquée

Prix moy/caisse de50kg

Prix moy/kg

VCE(FCFA)

Aiguillette

12575

10100

202

2540150

Banane de mer

6050

17400

348

2105400

Bar tacheté

800

23150

463

370400

Beauclaire

7991

10900

218

1742038

Bogue

16900

13500

270

4563000

Bonite à dos rayé

66950

19300

386

25842700

Brochet

132422

60500

1210

160230620

Capitaine

100593

63700

1274

128155482

Carangue

47883

27850

557

26670831

Carpe blanche

279425

27750

555

155080875

Carpe noire

88230

41800

836

73760280

Carpe rouge

75580

55750

1115

84271700

Ceinture

3500

8550

171

598500

Chasseur

100

13500

270

27000

Chinchard jaune

247400

16300

326

80652400

Chinchard noir

682200

10650

213

145308600

Chirurgien

50

12500

250

12500

Coryphène

380

58000

1160

440800

Courbine

1331

44650

893

1188583

Crevette

934

83700

1674

1563516

Demi – bec

1600

7875

158

252800

Demoiselle

1000

19000

380

380000

Denté

4852

27950

559

2712268

Divers

149791

25750

515

77142365

Dorade grise

19693

20000

400

7877200

Dorade rose

6232

25950

519

3234408

Drépane

35450

33750

675

23928750

Elacate

100

60000

1200

120000

Elops

2650

16500

330

874500

Espadon

1824

88875

1775

3237600

Ethmalose

68500

7350

147

10069500

Fausse lotte

2902

23900

478

1387156

Faux perroquet

8550

11750

235

2009250

Friture argentée

101900

8100

162

16507800

Grande carangue

34836

32900

658

22922088

Griset

100

17500

350

35000

Grondeur rayé

100

24750

495

49500

Liche amie

2830

24650

493

1395190

Liche glaugue

3600

30000

600

2160000

Liche vadigo

1032

39600

792

817344

Machoiron

61718

15175

305

18823990

Maquereau espagnol

750950

13650

273

205009350

Mérou

1686

77000

1540

2596440

Mulet

120310

17200

344

41386640

Mussolini

10950

11750

235

2573250

Ombrine

673

45000

900

605700

Otolithe

63003

31000

620

39061860

Pageot

48998

22700

454

22245092

Pagre

2600

19550

391

1016600

Palmette

13530

25600

512

6927360

Pelon

252020

7795

155

39063100

Perroquet

300

11000

220

66000

Petite carangue

181990

8600

172

31302280

Plexiglas

42770

16800

336

14370720

Sar

36572

11550

231

8448132

Sardinelle plate

3327272

9500

190

632181680

Sardinelle ronde

15098598

11200

224

3382085952

Scyris

9580

38000

760

7280800

Tassergal

25300

45700

914

23124200

Thonine

111860

13500

270

30202200

Tilapie

39220

20875

410

16080200

Trachinote

6707

57500

1150

7713050

Turbot

665

35000

700

465500

TOTAL

22426108

 

5604868190

Source : Service Régional des  Pêches et de la Surveillances de Kaolack

 

6. Le personnel

Le personnel dont dispose le Service Régional des Pêches de Kaolack est concentré dans le département de Kaolack. En effet, sur un effectif de 25 agents dans la région, le département de Kaolack en dispose 22 et les départements de Nioro et Guinguinéo disposent respectivement de 02 agents et 01 agent.  La répartition du personnel se présente comme suit: un (01) Professeur Biologie, deux (02) Agents Techniques des Pêches (ATP) et vingt-deux (22) autres agents en 2013 dont 17 volontaires. Notons par ailleurs que l’effectif des femmes dans le personnel a considérablement évolué passant de deux (2) en 2011 à huit (8) en 2012.

L’effectif du Service Régional des Pêches et de la Surveillance de Kaolack est insuffisant pour apporter l’assistance technique nécessaire aux pêcheurs de la région pour la modernisation des techniques de pêche et la pratique d’une pêche responsable et durable à travers une surveillance participative efficace.

 

Répartition du personnel du service Régionale des  Pêches  par département en 2013

 

Professeur Biologie

Ingénieurs des pêches 

TSP

ATP

Autres

Total

H

F

H

F

H

F

H

F

H

F

Kaolack

1

0

0

0

0

0

2

0

13

6

22

Nioro

0

0

0

0

0

0

0

0

1

1

2

Guinguinéo

0

0

0

0

0

0

0

0

0

1

1

Total

1

0

0

0

0

0

2

0

14

8

25

Source : Service Régional des  Pêches et de la Surveillances de Kaolack

 

En 2011 il n’y avait ni ingénieurs ni TSP à Kaolack et le nombre d’ATP s’élevait à 2. Cependant  17 volontaires de la pêche ont été reçus au courant de l’année 2013 recrutés pour une durée non renouvelable de 2 ans).

 

  •  Potentialités  du secteur
  1. existence  d’un marché central au poisson dans la commune de Kaolack ;
  2. existence d’un site de transformation des produits halieutiques ;
  3. une bonne organisation des pêcheurs ;
  4. existence de complexe frigorifique dans la commune de Guinguinéo.
  •  Contraintes du secteur
  1. vétusté du parc piroguier ;
  2. inexistence de quai de pêche dans la région ;
  3. absence de partenaires techniques et financiers ;  
  4. salinisation excessive des eaux ;
  5. non-respect  des dimensions des mailles malgré la sensibilisation hardie des pêcheurs ;
  6. site de transformation est exigu et en ruine ;
  7. manque criard d’infrastructures de pêche et d’aquaculture (pisciculture).

Conclusion

La Production régionale qui était en baisse régulière depuis 1991, s’est améliorer cette année de façon négligeable (+0,9%) à l’image de l’année passée, dans une proportion moindre, cela relève de l’amélioration du système de collecte des statistiques, mais surtout de l’instauration d’un repos biologique sur toute l’étendue de la région naturelle du Sine Saloum. Le repos biologique anéantit la pression exercée sur la crevette pendant un mois. Ce qui favorise la croissance des crevettes juvéniles très abondantes pendant le mois d’août. Des sondages sont effectués tous les dix jours pour apprécier la taille des crevettes et l’indice d’abondance. Pour que ce repos biologique soit réellement observé il faudrait mettre en place les conseils locaux de pêche et doter  les services départementaux de moyens roulants et navigants. Pour booster la production  régionale il faudra  développer la pêche continentale dans le département de Nioro qui dispose d’énormes potentialités piscicoles.

Cependant il faudra moderniser l’armement qui reste aujourd’hui archaïque, composé essentiellement de pirogues monoxyles.

 

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