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INTRODUCTION

Le transport au niveau de la région de Kaolack se distingue par l’existence d’un autre type de transport urbain. Il s’agit des vélos-taxis qui font la concurrence aux taxis urbains. Cependant, le manque de données au niveau de ce type de transport fait que ce dernier ne pourra pas être inclus dans la présente édition.

Ce chapitre traite du transport routier et des activités du port  et de ses annexes. Il sera fait, auparavant, le point sur la situation du réseau routier.

 

1. La situation des routes

1.1. Le réseau routier

L’analyse du tableau ci-dessous permet de voir qu’au niveau de la région de Kaolack, il existe un réseau routier qui s’étale sur une distance de 756,10 km. Ce réseau routier est réparti de la façon suivant :

  1. 191 Km de Routes Nationales (RN) entièrement revêtue soit 16% de l’ensemble du réseau ;
  2. 205 Km de Routes Régionales (RN) soit 17% de l’ensemble du réseau dont 20% sont entièrement revêtues ;
  3. 329 Km de Routes Départementales (RD) soit 27% de l’ensemble du réseau dont 11% sont entièrement revêtues ;
  4. 30,9 Km de Voiries Urbaines (VU) entièrement revêtues soit 3% de l’ensemble du réseau;
  5. 454 Km de pistes répertoriées entièrement non revêtues soit 38% du réseau routier.

Il est enregistré aussi 13,7 Km de pistes non répertoriées au niveau de la région de Kaolack au courant de l’année 2013.

Répartition du réseau routier régional en 2013

Catégorie des routes

Réseau total 

Routes revêtues 

Routes non revêtues 

Km

%

Km

%

km

%

Routes nationales (RN) 

191,2

16

191,2

100

0

0

Routes régionales (RR) 

205

17

42

20

163

80

Routes départementales (RD) 

329

27

37,7

11

291,3

89

Voiries urbaines (VU) 

30,9

3

30,9

100

0

0

Pistes répertoriées 

454,3

38

0

0

454,3

100

Total 

1210

100

301,8

40

454,3

60

Pistes non répertoriées 

13,7

 

0

0

13,7

100

Source : Agence des Travaux et de Gestion des Routes (AGEROUTE Sénégal)

 

1.2. Les actions prioritaires du réseau routier

L’Agence des Travaux et de Gestion des Routes (AGEROUTE) s’est attelée à définir des actions prioritaires. Les priorités concernent exclusivement des travaux d’entretien périodique et d’une construction de routes  comme indiqués dans le tableau ci-dessous.

Situation  des routes inscrites comme actions prioritaires en 2012/2013

Itinéraire

Type

Actions prioritaires

Rn4:Limite Diourbel-Kaolack 

Route revêtue

Réhabilitation sur 16.6 Km

R51:Wack Ngouna-Koutango 

Route en terre

Entretien sur 15 km

D5303: Firgui-Kaymor

Route en terre

Entretien sur 19 km

PNC: Keur Wally Ndiaye-Ndiathiang

Route en terre

Construction sur 03 Km

Source : Agence des Travaux et de Gestion des Routes (AGEROUTE Sénégal)

2. La situation du transport routier

Le trafic routier de la région de Kaolack est très dense, marqué par la position géographique de la capitale qui est devenue une zone principale, desservant les régions sud et orientale et surtout les pays de la Gambie, des Guinées Bissau et Conakry et du Mali.

Les activités du transport routier s’organisent autour des gares routières qui existent dans toutes les communes de la région. Le transport urbain et interurbain est assuré par les taxis et vélos taxi, le transport hippomobile est aussi présent et répond aux besoins d’une certaine clientèle.

Evolution du parc de 2011 à 2013

Années

Parc 2 roues

Parc automobile

Gares routières fonctionnelles

2011

2963

5941

10

2012

3325

6665

10

2013

4011

7846

10

Source: Division Régionale des transports terrestres de Kaolack

 

Entre 2011 et 2013, le nombre de gares routières fonctionnelles est resté constant. Cependant, il est noté une évolution croissante du parc aussi bien automobile que des deux roues.

 

2.1. La situation des immatriculations

L’immatriculation des véhicules neufs a baissé de 71% entre 2012 et 2013. Cependant, une hausse de 43% des immatriculations est notée au niveau des voitures d’occasion entre 2012 et 2013.

 Evolution des véhicules immatriculés selon l'état de 2010 à 2013

Année  Désignation

2009

2010

2011

2012

2013

% variation 2013/2012

Neuf

43

59

22

56

16

-71%

Occasion

63

85

91

118

169

43%

Total

106

144

113

174

185

6%

Source : Division Régionale des Transports Routiers

 

Concernant les véhicules immatriculés pour la première fois, il est noté une hausse de 23% au niveau des particuliers, 21% au niveau des camions, 16% au niveau des tracteurs, 11% au niveau des remorques et semi-remorques. Une baisse de 29% est constatée au niveau des camionnettes et 17% au niveau des autocars pour l’immatriculation des véhicules neufs entre 2012 et 2013.

 Evolution des véhicules immatriculés pour la première fois selon le genre de 2010 à2013

Désignation

2009

2010

2011

2012

2013

% variation 2013/2012

Véhicule Particulier

33

51

40

65

80

23%

Camionnette

10

17

13

21

15

-29%

Autocar

29

40

22

36

30

-17%

Camion

15

17

8

14

17

21%

Tracteur

10

10

15

19

22

16%

Remorque/semi-remorque

9

9

15

19

21

11%

Deux-roues (Moto)

-

-

-

-

-

-

TOTAL

106

144

113

174

185

6%

Source : Division Régionale des Transports Routiers

 

Evolution des véhicules immatriculés pour la première fois selon le genre de 2010 à2013

figure_16

 

Source : Division Régionale des Transports Routiers

2.2. Les permis de conduire

Les demandes de permis tant au niveau du code qu’au niveau de la conduite ont connu une augmentation entre 2012 et 2013 passant respectivement de 3115 à 3740 et de  3573 à 3912 soit des hausses respectives de 20% et de 9% pour les demandes de code et de conduite.

Evolution des permis de conduire de 2009 à 2013

Désignation

Demande

Admis

Code

Conduite

Total

Code

Conduite

Total

2009

2993

3711

6704

1448

1745

3193

2010

3245

3285

6530

2183

1701

3884

2011

3513

3566

7079

1647

1736

3383

2012

3115

3573

6688

1365

1680

3045

2013

3740

3912

7652

1325

1187

2512

Source : Division Régionale des Transports Routiers

 

En ce qui concerne le nombre d’admis à ces différentes examens, il est noté un faible taux d’admission avoisinant les 30% aussi bien au niveau de l’examen du code (35%) que celui de la conduite (30%).

Duplicata et conversion Brevet Militaire(BM) en 2008, 2009, 2010,2011 et 2012

 

Duplicata

Renouvellement

Conversion B.M.

2009

439

820

56

2010

544

996

91

2011

647

512

22

2012

546

537

13

2013

616

703

13

Source : Division Régionale des Transports Routiers

 

3. Le transport maritime et fluvial

La modernisation du transport maritime et fluvial au plan régional qui dispose d’un port, celui de Kaolack et de deux (2) Wharf (Lyndiane pour la Suneor et Diorane pour les Salins) contribuerait au renforcement des échanges entre la région et les régions sud du pays d’une part et certaines localités de la région de Fatick car la voie terrestre présente beaucoup de contraintes pour certaines localités très enclavées. Cependant, ce secteur pris à bras le corps par les pouvoirs publics, avec des investissements conséquents pourra connaître des innovations majeures.

 

3.1. Le transport maritime

3.1.1. Le trafic des navires

Le trafic global du port de Kaolack en 2013 a augmenté comparativement à l’année 2012. En effet, une hausse de 30% est notée au niveau du nombre de navires marchands.

Cependant, en étudiant l’évolution du nombre de navires marchands de 2009 à 2013, il est constaté que malgré la hausse enregistrée en 2013, des efforts restent à faire afin d’atteindre le niveau des années 2009(40 navires), 2010(68 navires) et 2011(51 navires).

Evolution du trafic des navires et du Frêt au niveau du port secondaire de Kaolack et annexes de 2009 à 2013

Désignation

2009

2010

2011

2012

2013

%Variation   2013/2012

Nbre de navires marchands

40

68

51

27

35

29,6%

Nbre de navires militaires

0

0

0

0

0

0

Jauges brutes

55 896

101 271

 

70923

80249

13,1%

Jauges nettes

29751

55029

 

34809

40405

16,1%

FRET (T)

Débarquement

-

275197

-

-

-

 

Embarquement

62715,15

107129,66

86950,26

60043,1

69199

 

Ensemble

62715,15

382326,66

86950,26

60043,1

69199

15,2%

Source : Capitainerie du port de Kaolack

 

3.1.2. Les Frêts

En 2013 le sel constitue le principal produit au niveau de l’embarquement car représentant plus de deux tiers des embarquements (76%) suivi des tourteaux (18%) et de l’huile brute (6%).

Les embarquements de sel ont augmenté de 2% en 2013 par contre ceux de l’huile raffinée ont baissé de 9% entre 2012 et 2013. La production de tourteaux a été multipliée par quatre en 2013 comparativement à l’année 2012. Les embarquements totaux ont cru de 15% entre 2012 et 2013.

Tableau 77 : Situation du trafic de marchandises (en T) du port secondaire de Kaolack  en 2013

Trafic

Embarquement- (exportation) (tonne)

Débarquement (Importation) (tonne)

 

Sel

Huile brute

(Suneor)

Tourteau (lyndiane)

Basalte

(vers Zig)

Divers

Total

Sacs en balle(C.I)

Bois (C.I)

Total mvt (X + I)

Janvier

4500

0

0

0

0

4500

0

0

0

Février

7000

0

0

0

0

7000

0

0

0

Mars

2500

0

1400

0

0

3900

0

0

0

Avril

4205

0

0

0

0

4205

0

0

0

Mai

2450

0

0

0

0

2450

0

0

0

Juin

4450

0

2550

0

0

7000

0

0

0

Juillet

4450

0

6330,48

0

0

10780,48

0

0

0

Août

2450

4257,765

0

0

0

6707,765

0

0

0

Septembre

4450

0

0

0

0

4450

0

0

0

Octobre

5650

0

392,82

0

0

6042,82

0

0

0

Novembre

4400

0

1511,66

0

0

5911,66

0

0

0

Décembre

6250

0

0

0

0

6250

0

0

0

Total 2013

52755

4257,765

12185,96

0

0

69198,73

0

0

0

Total 2012

51650

4686,71

3706,36

0

0

60043,07

0

0

0

%Variation 2013/2012

2,1%

-9,2%

228,8%

 

 

15,2%

 

 

 

Source : Capitainerie du port de Kaolack

 

3.1.3.  Le transport de passagers

Pour le transport de passagers, seul le bateau «Â Africa Queen » effectuait des liaisons depuis l’Europe pour les tours opérators vers les îles du Saloum et la Guinée Bissau. Depuis que l’ANAM a pris les rênes de la marine marchande avec les changements opérés, il n’y a plus de liaisons vers ces destinations.

3.2. Le transport fluvial

En plus du transport maritime, il est noté l’existence d’un transport fluvial de personnes et de biens qui a pris beaucoup d’ampleur et qui s’effectue dans les bras de mer, les bolongs et en mer entre les îles du Saloum (Niodior, Dionawar, bassoul, Djirna, etc.) et  Kaolack.

Il s’effectue principalement à partir du débarcadère du marché aux poissons de la ville de Kaolack qui constitue un lieu d’embarquement et de débarquement de pirogues assurant des liaisons régulières entre Kaolack et des villages de la région de Fatick et parfois de la Gambie à l’occasion du Gamou annuel de Médina Baye.

 

3.3. Les contraintes et perspectives

  1. Les contraintes

Certaines contraintes liées au transport maritime et fluvial peuvent être relevées. Il s’agit notamment :

-          sous-équipement des ports secondaires ;

-          non dragage du chenal du bras de mer ;

-          absence de moyens logistiques (surtout vedette) pour la capitainerie du port ;

-          de  l’ensablement du chenal à hauteur de certains villages

-          du non balisage des zones dangereuses ;

-          de la non-application de l’arrêté réglementant le transport piroguier ;

-          du faible niveau d’organisation des piroguiers.

  1. Les perspectives

Ces perspectives ci-dessous peuvent être retenues :

-          faire le sondage du lit du chenal pour avoir la situation globale ;

-          effectuer des missions de recensement des balises et des bouées flottantes ;

-          équiper les ports secondaires ;

-          renforcer les moyens logistiques et humains de la capitainerie du port ;

-          renforcer la navigabilité du bras de mer par le dragage et au niveau de certains villages ;

-          baliser toutes les zones dangereuses ;

-          organiser les acteurs du transport fluviomaritime.

 

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