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Actualités Economiques

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L’édition 2015 de la foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara) a ouvert ses portes hier jeudi, au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices). Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage et Moustapha Lô Diatta l’ont officialisé.

Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage et des productions animales, en compagnie du secrétaire d'Etat à l'accompagnement et à la mutualisation des organisations paysannes, Moustapha Lô Diatta, ont ouvert hier jeudi, la 16e édition de la Foire internationale de l'agriculture et des ressources animales (Fiara) au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices).

L’édition 2015, qui prend fin le 12 avril prochain a démarré timidement mais porteur d’espoir pour les exposants sur pieds. La présente édition qui promeut les politiques d'autosuffisance en riz et en céréales locales au Sénégal et dans les pays de l'Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa) laisse entrevoir la présence massive des riziculteurs sénégalais.

Boubacar Cissé président de la Fiara dira, «Nous sommes engagés à promouvoir le consommé local mais il faudrait que l’Etat s’y investit davantage».

«Nous nous régissons de l’engagement des Organisations paysannes à travers le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas) qui est un programme phare du Plan Sénégal Emergent (Pse). Nous sommes convaincus qu’avec ces organisations paysannes nous arriverons à atteindre les objectifs du Pracas. Aujourd’hui il faudrait qu’on les implique davantage. Et ce qui va être fait, notamment les réformes pour conduire les projets phares du Pse», a dit Moustapha Lô Diatta, secrétaire d’Etat à l'accompagnement et à la mutualisation des organisations paysannes, à l’ouverture de la Fiara. «Nous renouvelons notre confiance aux organisations paysannes et nous allons continuer à les accompagner pour atteindre l’autosuffisance en riz tel que fixé par le chef de l’Etat», a indiqué M. Diatta.

Réagissant par rapport à la commercialisation du consommé local Aminata Mbengue Ndiaye a appelé tous les acteurs à s’investir dans la promotion du riz local notamment les femmes, les médias, les communicateurs traditionnels et l’Etat pour la vulgarisation de la production locale et surtout la transformation de nos produits locaux. «Nous encourageons les initiateurs de la Fiara pour avoir mené ce combat de la promotion du consommé local. A côté de ceux là, l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois) entre autres», a-t-elle fait savoir.

Riziere

Dans le but d’atteindre l’autosuffisance alimentaire, le Sénégal peut bien compter sur la valorisation des semences paysannes. Du moins, c’est l’avis de Cheikh Alassane Sall, chercheur à l’Isra, qui s’exprimait hier mardi 31 mars à Dakar. C’était en marge du séminaire national sur la promotion du droit à la sécurité alimentaire via un processus participatif de renforcement des réseaux paysans, axé sur la valorisation du patrimoine semencier local.

«La valorisation des semences paysannes peut aider le Sénégal à atteindre son autosuffisance alimentaire» a laissé entendre hier Cheickh Alassane Sall, chercheur à l’ISRA.  Pour l’expert, l’Etat doit mettre les moyens et les mesures d’accompagnement nécessaires pour atteindre l’autosuffisance alimentaire.  Il estime que la semence doit représenter toute une variété améliorée et adaptée au contexte environnemental, économique et social dans la mesure où c’est toute une démarche logique nécessitant d’utiliser la biodiversité végétale. A savoir des processus de conservation.

«Pour réussir la sécurité alimentaire, il faut que tout un chacun puisse avoir accès à la nourriture. Ce, en produisant, en distribuant et en commercialisant de la semence d’une bonne qualité, d’où il faudrait une certification », indique-t-il. Le représentant de la FAO, Oumar Diouf, a par ailleurs souligné que la biodiversité cultivée et l’autonomie semencière en agriculture sont aujourd’hui menacées avec la promotion d’une nouvelle révolution verte en Afrique. Il a appelé les autorités et les différents acteurs à accorder une plus grande importance aux semences.

Le séminaire vise entre autres à sensibiliser, informer les organisations paysannes, les autorités locales et les chercheurs sur la sécurité alimentaire, etc. Il est organisé par l’association sénégalaise des producteurs de semences paysannes, en collaboration avec Osiwa, et d‘autres structures nationales et internationales. Il fait suite aux deux journées de lancement (17 et 18 mars dernier) et aux deux séminaires tenus dans les régions de Fatick et Vélingara en Août et Décembre 2014.

ARACHIDE

Plus de 13.123 tonnes d'arachide ont été collectées dans la région de Kolda, durant la semaine du 20 au 26 mars, correspondant à une augmentation de 270 tonnes par rapport à la semaine passée, renseigne un rapport de la Direction régionale du développement rural (DRDR) .

Dans le cadre de la constitution de stocks de semences écrémées pour la prochaine campagne agricole 2015-2016, le service semencier a contrôlé, dans les trois départements 2.552 tonnes à la date du 26 mars, selon le document dont copie a été transmis à l’APS;

Ce tonnage est réparti comme suit au niveau régional : 862 tonnes dans le département de Kolda, 326 tonnes à Vélingara, 1.364 tonnes à Médina Yoro Foulah.

Les résultats d’analyses ont déjà confirmé le statut de ''semences écrémées'' de ces stocks de graines pour les 17 opérateurs dont 12 financés

par l’agence de la CNCAS/Kolda et 5 autres par celle de Ziguinchor, selon la même source.

elle renseigne que le département de Kolda a enregistré un cumul de 4.892 tonnes collectées par 14 opérateurs au niveau de 34 points fonctionnels, soit une augmentation de 142 tonnes par rapport à la semaine dernière.

Dans le département de Vélingara, 5 opérateurs ont démarré la collecte de l’arachide avec un cumul de 5.591 tonnes, représentant une hausse de 128 tonnes comparée à la semaine dernière.

La situation de collecte dans le département de Médina Yoro Foulah n’a pas évolué durant cette semaine. Elle stagne autour 2.640 tonnes.

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Dans les points de collecte de l’arachide de la région de Kaolack, ce n’est pas l’argent qui manque mais plutôt les graines d’arachide. Des producteurs se sont rabattus sur les « loumas » pour écouler leurs graines, ne pouvant plus attendre face à une mise en place des fonds qui a accusé du retard, nous explique-t-on.

« Dans le monde rural, c’est l’arachide qui manque plus que les financements qui dorment entre les mains des opérateurs. Une situation qui a fait grimper le prix actuel du kilogramme d’arachide qui a, de loin, dépassé les 200 FCfa décrétés par l’Etat du Sénégal ». Ces propos sont du secrétaire général du Cadre de concertation des producteurs agricoles (Ccpa), Sidy Bâ. La variété arachidière appelée 55 ne peut être acquise en ce moment à moins de 250 FCfa le kilogramme alors que la 33 est vendue à 230 FCfa. C’est dire que la situation décrite par certaines personnes qui parlent d’absence de financement et de mévente de la production des paysans est totalement fausse. Si l’on en croit El Hadj Tambédou, le président de la Fédération des opérateurs privés stockeurs du Sénégal (Ops), il y a, à l’heure actuelle, suffisamment d’argent dans les points de collecte, mais le peu d’arachide encore disponible dans le monde rural est vendu au plus offrants à 230 FCfa, voire 250 FCfa pour la 55, notamment à Touba, constate-t-il.

Le problème, toujours selon M. Tambédou, est que les achats des graines ayant commencé le 29 décembre 2014 dans les points de collecte, les huiliers qui sont un des maillions essentiels de la campagne de commercialisation ne sont entrés en jeu que presqu’un mois plus tard, c'est-à-dire le 19 janvier 2015. Selon le président des opérateurs privés stockeurs (Ops), le gouvernement du Sénégal a, très tôt, pris les dispositions idoines pour une campagne de commercialisation des arachides précoce et se déroulant de manière parfaite. D’ailleurs, les principales huileries se sont partagé les 1985 points de collecte créés dont 1264 revenant à Suneor qui est la plus grande des unités industrielles. L’argent tardant à être mis en place du fait de l’hésitation des banques, il a fallu, pour la Suneor, des garanties apportées par l’Etat afin de débloquer la situation. Le gouvernement de Macky Sall, selon M. Tambédou, consent depuis deux ans, des efforts exceptionnels dans le paiement des sommes dues à titre de semences, même si cette fois-ci, il y a eu un léger retard.

Pour le président des Ops, le retard constaté dans le démarrage effectif de la collecte a eu des incidences, certains paysans, face aux besoins, ont été obligés de se rabattre sur les « loumas » où l’on achète en deçà du prix officiel de 200 FCfa. Du côté du Ccpa, si l’on juge que la campagne de commercialisation de l’arachide est bonne pour la collecte des semences et moyenne pour l’arachide d’huilerie, l’on insiste beaucoup sur la nationalisation de Suneor, à défaut, l’audit suivi de l’implication des privés nationaux et des partenaires stratégiques internationaux qui ont une expertise connue de tous sur l’arachide. En effet, pour Sidy Bâ, les huiliers, principalement la Suneor, doivent plus de six milliards de FCfa aux opérateurs. Ce qui ne manque pas de déteindre sur les rapports entre ces derniers et les producteurs détenteurs de bons impayés. Par contre, le président de la fédération souligne, pour sa part, qu’il n’y a pas de bons impayés détenus par les producteurs, mais plutôt des factures impayées par Suneor qui a, cependant, promis de tout régulariser avant la fin de la semaine en cours. Du côté des travailleurs de Suneor, l’actuel repreneur du groupe constitue le véritable mal. A leur avis, ce dernier n’a nullement respecté ses engagements, d’où l’impératif qu’il y a de nationaliser la société. « Nous avons un problème de gestion et de mévente des stocks d’huile depuis deux ans », a affirmé l’un d’eux.

Les paysans du Saloum, quant à eux, ont posé la récurrente problématique du retard des financements, même si la montée du prix de l’arachide et le retour des Chinois constituent, pour eux, un motif de satisfaction. A leur avis, le seul problème de campagne de commercialisation auquel ils sont confrontés, demeure le retard observé dans la mise en place des fonds. L’Etat, cette année, a fixé un prix rémunérateur intéressant, après avoir posé des actes forts allant dans le sens de la mise en place, à temps, des semences et autres intrants.

Selon Abdoulaye Guèye, paysan à Missirah, des dispositions avaient été prises pour l’ouverture assez tôt de la collecte des arachides. Selon lui, c’est la mise en place des fonds qui a accusé du retard. Les paysans, pour faire face à des dépenses prioritaires, se sont rués sur les « loumas », faute de trouver des points de collecte officiels. « Au lieu de 200 FCfa, nous avons été obligés de vendre entre 150 et 175 FCfa », a renchéri Kandé Dramé de Keur Maba Awa. Aujourd’hui, les acheteurs affirment que ce qui manque, c’est bien de l’arachide,  mais pas l’argent. Selon eux, cette situation a d’ailleurs provoqué la hausse du prix du kilogramme de l’arachide qui a de loin dépassé les 200 FCfa fixés par l’Etat.

RIZ

Grace à une approche chaine de valeur (producteurs, riziers, importateurs, banquiers, SAED, administration centrale....), un protocole d’accord visant à promouvoir la commercialisation de riz blanc local a été conclu. C’est sous la supervision du ministère en charge du commerce et de la promotion des produits locaux, en présence de la SAED, du Comite Interprofessionnel du Riz (CIRIZ), des commerçants-importateurs de l’UNACOIS, de la BNDE.......La cérémonie de signature a eu lieu le 20 mars 2015, sous la présidence effective du ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des Pme Alioune SARR.

A travers le protocole, les différentes parties se sont engagées à acheter toute la production de riz du pays. Pour appuyer ce dispositif, le ministre annonce qu`a partir de 2016, les importations de riz seront limitées a 500 000 tonnes par an.

« Cet événement constitue une étape importante dans la résolution de la lancinante question de la commercialisation du riz local. Pour réussir le pari de l`autosuffisance alimentaire, la question de la commercialisation devra nécessairement être réglée en amont, car les exigences du marché d’aujourd’hui prouvent qu’il faut bien vendre avant de produire » a relevé le ministre Alioune SARR.

Le ministre a exhorté également les populations à consommer davantage le riz sénégalais « dont la qualité organoleptique et nutritionnelle est sans commune mesure comparativement au riz importé ».

Dans un premier temps, un déstockage de 8400 tonnes en souffrance dans la Vallée a été effectué grâce à la matérialisation des engagements pris par les différentes parties, dans le cadre du protocole d’accord signé le 30 janvier 2015 à Saint-Louis.

Les importateurs et commerçants se sont mobilisés pour enlever 2160 tonnes en payant comptant un montant global de 486 millions de Cfa. Ils se sont ensuite répartis le stock résiduel, lequel après les vérifications effectuées, était arrêté à 3375 Tonnes. Ainsi, l’ensemble du riz qui était en souffrance dans la vallée a été acheté grâce à des prêts « à un taux d`intérêt de 7% » a souligné le secrétaire général de la BNDE Moustapha DIOP qui a réitéré l’engagement à accompagner les acteurs riziers dans leur quête de financement.

Les différents acteurs de la filière rizicole ont salué le protocole d’accord. Les importateurs distributeurs de riz, ont manifesté leur engagement et leur disponibilité à accompagner l’État, en vue de l’atteinte des objectifs dans les délais prévus.

De son coté, le Secrétaire général de l`Union des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS) a assuré que les prix du riz ne vont pas augmenter puisqu’ils sont homologués. Pour sa part, le directeur général de la Société d`Aménagement des terres du Delta (SAED) a rassuré que sa structure assumera tous ses engagements techniques. Saliou SARR président du Comité Interprofessionnel de la Filière du Riz s’est dit « convaincu que le protocole va contribuer à résoudre les problèmes des producteurs et industriels du riz ».

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L’ONG Académie diplomatique africaine (ADA) a lancé un projet-pilote d’extraction d’huile d’arachide élaborée pour «favoriser l’autonomisation des femmes et des jeunes», a constaté l’APS.

La mise en œuvre de ce projet dénommé "Huileries de famille" est assurée l’Initiative pour le développement de l’Afrique (IDA), qui est présentée comme l’agence d’exécution des programmes de l’ONG.

"L’objectif du projet +Huileries de famille+ est de favoriser le transfert de technologie, du savoir-faire en matière d’extraction d’huile végétale, notamment l’huile d’arachide, en vue de créer des emplois durables pour les femmes et les jeunes", a expliqué le secrétaire exécutif de l’IDA, Andréa Giannetto.

L’initiative a aussi l’avantage d’"alléger les travaux domestiques des femmes", selon M. Giannetto.

"La machine de production est produite par une entreprise italienne, qui est capable de triturer 20 kilogrammes d’arachide en une heure, pour neuf litres d’huile et 11 kilogrammes de tourteaux", a-t-il précisé.

L’unité de transformation, le "business-plan" et la "formation en gestion d’entreprise" sont cédés à 9,1 millions de francs CFA aux coopératives de producteurs ou aux familles, selon le concepteur du projet.

"On a choisi l’arachide parce que la production est très importante au Sénégal. Ensuite, c’est un produit que l’on trouve facilement sur place", a expliqué Andréa Giannetto.

L’IDA ambitionne de distribuer un million d’unités industrielles dans les 15 pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), l’un des partenaires du projet, selon M. Giannetto.

Le secrétaire général du ministère sénégalais de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Modou Mboup, et la représentante de la Cédéao, Aminata Diba, ont salué ce projet, lors de la cérémonie de lancement, en espérant qu’il va améliorer la "situation économique" des femmes et des jeunes.

Selon un document de presse des promoteurs du projet, le Sénégal produit en moyenne quelque 600 mille tonnes d’arachide par an, dont 250 mille sont triturés par les usines de la Suneor.

Environ 100 mille tonnes d’arachide sont utilisées chaque année pour l’autoconsommation des ménages, et 50 mille tonnes conservées pour servir de semences.

fiara

La 16e édition de la Foire internationale de l'agriculture et des ressources animales (FIARA) de Dakar a démarré jeudi, au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES), a constaté l’APS.

L’affluence des visiteurs était faible au premier jour de cette foire, qui se poursuivra jusqu’au 12 avril.

La plupart des personnes rencontrées au CICES en étaient encore aux préparatifs de cet évènement qui se tient chaque année, à Dakar. Des menuisiers et des électriciens étaient ce jeudi de plain-pied dans l’installation des stands. Plusieurs exposants acheminaient venir leurs produits au CICES.

Seuls les stands des producteurs de riz du nord du Sénégal sont déjà apprêtés. Les tenants de ces stands bénéficient d'un encadrement de l’Agence des Etats-Unis d’Amérique pour le développement international (USAID).

Dans le parking du CICES, des voitures déchargeaient encore des marchandises en provenance des pays d’Afrique de l’Ouest notamment.

L'édition 2015 de la FIARA va porter sur "les politiques d'autosuffisance en riz et en céréales locales au Sénégal et dans les pays de l'UEMOA", précise le communiqué reçu de l’Association sénégalaise pour la promotion du développement à la base (ASPRODEB).

Cette association, qui organise la FIARA, compte "rendre hommage aux acteurs du milieu rural", à l'occasion de cette édition.

Quelque 900 exposants en provenance d'une vingtaine de pays sont attendus à cette foire, selon l’ASPRODEB.

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