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Hydraulique

INTRODUCTION

Le présent chapitre est composé de deux volets, à savoir :

  1. l’hydraulique urbaine, pour laquelle toutes les informations proviennent de l’Agence Régionale de la Société Des Eaux (SDE) de Kaolack ;
  2. l’hydraulique rurale, qui est essentiellement gérée par la Division Régionale de l’Hydraulique (DRH) de Kaolack, en collaboration avec certaines ONG et partenaires dans la région.

1. L’hydraulique urbaine

Dans cette partie, il s’agira de voir l’évolution de la situation hydraulique urbaine de même que celle du nombre d’abonné.

 

1.1.L’évolution de la situation de l’hydraulique urbaine

La production d’eau a augmenté de 2,5% au niveau régional, soit 5 736 540 m3 en 2013 contre 5 596 630 m3 en 2012. Cette hausse est sous tendue par celle enregistrée à Ndoffane (+4,5%), à Guinguinéo (+3%) et à Kaolack (+0,5%). A Nioro en revanche, il est enregistré une légère  baisse de la production de 0,8%. La consommation, à l’instar de la production, est en progression durant la période considérée avec 5 736 540 m3 en 2013 contre 5 596 630 m3 en 2012, soit une hausse de 4,5%. Il faut aussi noter que malgré la baisse observée au niveau de la production du département de Nioro, la consommation y a augmenté de 4,6%. Ceci pourrait s’expliquer par le fait qu’une partie de la production de 2012 a été consommée au cours de l’année 2013.

Evolution de la situation de l'hydraulique urbaine par localité entre 2012 et 2013

Désignation

Années

Guinguinéo

Kaolack

Ndoffane

Nioro

Région

 

Production (m3)

2012

283 280

4 913 886

175 528

323 936

5 596 630

2013

291 768

4 939 895

183 447

321 430

5 736 540

% Variation 12/13

3,0%

0,5%

4,5%

-0,8%

2,5%

 

Consommation (m3)

2012

249 326

4 141 964

172 102

314 034

4 877 426

2013

274 873

4 308 497

183 832

328 549

5 095 751

% Variation 12/13

10,2%

4,0%

6,8%

4,6%

4,5%

Source : SDE Kaolack

 

1.2. L’évolution des abonnés

Dans l’ensemble, on note une constance dans la progression des abonnés dans toutes les localités de la région desservies par la Société des Eaux (SDE). Le nombre d’abonnés a augmenté dans les trois départements entre 2012 et 2013. Cette hausse provient de celle observée dans les  trois départements, dont les plus importantes ont été enregistrées dans les départements de Nioro (+4,5%) et Kaolack (+4,0%).

 Evolution du nombre d’abonnés selon la localité entre 2012 et 2013.

Années

Guinguinéo

Kaolack+ Kahone

Ndoffane

Nioro

Région

2012

1935

22674

1145

2024

27778

2013

1994

23581

1185

2115

28875

% Variation 2013/2012

3,0

4,0

3,5

4,5

3,9

Source : SDE Kaolack

 

Le nombre de branchements sociaux a baissé de -18,9% au niveau de la région de Kaolack en 2013 comparativement à l’année 2012.

Evolution du nombre de branchements sociaux selon la localité entre 2012 et 2013.

Années

Guinguinéo

Kaolack+ Kahone

Ndoffane

Nioro

Région

2012

126

800

77

163

1166

2013

70

746

37

93

946

% Variation 13/12

-44,4

-6,8

-51,9

-42,9

-18,9

Source : SDE Kaolack

1.3.Le taux de couverture de la consommation urbaine d’eau

La consommation d’eau dans les communes de la région, en 2013, a donné les taux suivants selon la commune :

  1. Commune de Guinguinéo : 17,6 litres par jour et par habitant ;
  2. Commune de Kaolack et Kahone : 20,3 litres par jour et par habitant ;
  3. Commune de Ndoffane : 16,5 litres par jour et par habitant ;
  4. Commune de Nioro : 20,3 litres par jour et par habitant.

En 2013, il ressort de ces taux qu’aucune commune n’a atteint la norme internationale qui est de 35 litres par personne et par jour.

Taux de couverture de la consommation selon la localité en 2012 et 2013.

Désignation

Années

Guinguinéo

Kaolack et Kahone

Ndoffane

Nioro

Région

Population

2012

15 247

199 541

10 839

15 718

489 255

 

2013

15 661

211 951

11 135

16 146

247 910

Consommation

2012

249 326

4 141 964

172 102

314 034

4 877 426

2013

274 873

4 308 497

183 832

328 549

5 095 751

Taux couverture

2012

16,4

20,8

15,9

20,0

10,0

2013

17,6

20,3

16,5

20,3

20,6

Source : SDE Kaolack

 

Cependant, une amélioration est notée comparativement à l’année 2012, car le taux de couverture urbain régional a doublé entre 2012 et 2013 passant de 10 litres par personne et par jour à 20,6 litres par personne et par jour. En outre la mise de service prochaine des deux (02) nouveaux forages avec châteaux d’eau au niveau de la commune de Kaolack permettra de résorber définitivement le déficit de production.

  • Contraintes

Les principales contraintes sont :

  1. Le déficit de production ;
  2. Les délestages fréquents sur le réseau d’électricité ;
  3. La construction de puits perdus à côté des conduites qui crée des problèmes de contamination du  réseau ;
  4. L’implantation d’ouvrages (Assainissement-Electricité-Télécommunication) sur le réseau qui ne disposent d’aucune matérialisation;
  5. La construction de cantines, stations d’essence et/ou autres équipements collectifs sur les conduites d’eau.
  • Perspectives

Afin de pallier les différents problèmes rencontrés dans le secteur, des solutions sont proposées ; il s’agit de :

  1. Trouver un moyen d’adoucir l’eau avant mise en conduite dans le réseau en faisant un traitement chimique ;
  2. Sensibiliser les autorités concernées sur l’importance de la disponibilité de l’énergie électrique sur les points de production d’eau ;
  3. Equiper de groupes électrogènes les quatre autres forages de la commune de Kaolack (tous les autres forages de la région sont équipés de GE) ;
  4. Sensibiliser les populations sur les zones d’emprises et le gaspillage de l’eau ;
  5. Impliquer la SDE dans les projets de voirie dans la région ;
    1. Sensibiliser les concessionnaires voire même créer un cadre de concertation.

2. L’hydraulique rurale

Les grands programmes d’actions entrepris ou envisagés dans le secteur de l’eau concernent essentiellement la gestion des besoins en eau. Ils visent à assurer une adéquation permanente entre les ressources en eau mobilisées et la demande en eau générée par le développement économique et social du pays.

En conséquence, les efforts engagés en matière de distribution de l’eau potable seront poursuivis et renforcés en vue de satisfaire l’objectif visé par le Sénégal qui est d’assurer un accès facile et durable à l’eau potable et d’améliorer les conditions d’hygiène en portant à l’horizon 2015 un taux d’accès de 82% défini par les OMD. Aujourd’hui, à  moins de deux (02) ans avant l’échéance de 2015, les OMD sont atteint pour le sous-secteur de l’Hydraulique, aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain. Le taux d’accès National par AEP est actuellement à 84,1% alors que le taux d’accès global est de 90,4 %. Par contre pour le sous-secteur de l’Assainissement, une amélioration non négligeable est enregistrée pour le milieu rural (38,7%) contre une tendance à la dégradation de l’indicateur en milieu urbain (61,7%)

 

2.1. La situation des ouvrages de l’hydraulique rurale

L’Etat du Sénégal avec l’appui de ses partenaires au développement (coopération belge, japonaise, luxembourgeoise, programme UEMOA, O.N.G Plan ; Caritas, collectivités locales), dispose en 2013 de 100 forages motorisés dans la région de Kaolack,  répartis comme suit :

  1. 17 forages dans le département de Guinguinéo
  2. 35 forages dans le département de Kaolack
  3. 48 forages dans le département de Nioro

Il faut y ajouter les trois (03) forages gérés par  la CARITAS  à savoir Maka Kahone, Nguékhokh et Keur Bakary.

Le taux d’accès par AEP de la région qui était de l’ordre de 77,8O% en 2012 est passé à  87,88 en Décembre 2013, soit une augmentation de 10.08%. Cependant, il faut aussi signaler que le taux global d’accès à l’eau potable au niveau de la région se situe en 2013 à près de 98,41%. Cette augmentation est obtenue grâce à l’appui des partenaires à travers des projets et programmes avec la réalisation de quatre (04) forages dans le département de Nioro. Les programmes en cours  permettront d’augmenter de manière considérable le taux d’accès global dans la région. En outre, il faut noter que tous les forages sont équipés d’un groupe de pompage  alimenté par une source d’énergie pour assurer leur fonctionnement.

Nombre de forages par département en  2011, 2012 et 2013

 

2011

2012

2013

GuinguinéoÂÂ

17

17

17ÂÂ

KaolackÂÂ

35

35

35ÂÂ

NioroÂÂ

42

44

48ÂÂ

RégionÂÂ

94ÂÂ

96ÂÂ

100ÂÂ

Source : Division  Régional de l’Hydraulique de Kaolack

 

Situation des forages par département selon l’état entre 2011 et 2013

Département

2011

2012

2013

FonctionnelsÂÂ

Non FonctionnelsÂÂ

TotalÂÂ

FonctionnelsÂÂ

Non FonctionnelsÂÂ

TotalÂ

FonctionnelsÂ

Non FonctionnelsÂ

TotalÂ

GuinguinéoÂ

17

0

17

17

0

17

17

0

17Â

KaolackÂ

32

3

35

32

3

35

33

2

35Â

NioroÂ

42

0

42

44

0

44

48

0

48Â

RégionÂ

91Â

94Â

93Â

3

96

98

2

100

Source : Division  Régional de l’Hydraulique de Kaolack

 

2.2. Les réalisations

Les réalisations concernent principalement les programmes PEPAM-BA et UEMOA.

 

2.2.1. Le programme PEPAM -BA

Les principales activités en matière d’infrastructure hydraulique du Sous-programme PEPAM-BA dans la région de Kaolack sont la réalisation :

  1. de six (06) multi village à savoir (Ndama, Keur Sett Diakhou, Keur Ilot Ka, Keur Babou Diop, Keur Mady Yacine et Keur Samba KA) ;
  2. de deux (02) châteaux d’eau (Sinthiou Mamour Ndary et Ndéméne Tata) ;
  3. des extensions de réseaux à Dinguiraye, Darou Salam Nioro (CR de Paoskoto) et Porokhane (CR de Porokhane).

2.2.2. Le programme UEMOA

Les travaux financés par le programme UEMOA depuis l’année 2012 dans la région de Kaolack consistent à la réalisation de :

  1. quatre (04) multi villages (Keur Alpha ; Payoma ; Ndienguène Ibra, Ndella ; Thissé kaymor) ;
  2. deux (02) châteaux d’eau (Sinthiou Thiaméne et Gandiaye).

2.2.3. Le plan Kaolack

Plan Kaolack a réalisé un multi village complet à Thilla grand avec  14 000 ml de réseau dans les Communautés Rurales de Keur Maba Diakhou et Keur Mandongo.

 

2.3. Les ouvrages de captages renouvelés et non équipés dans les programmes en cours

Il s’agit des forages de :

  1. Djilékhar (CR de Ndiédieng), où il reste la mise en place des équipements d’exhaure ;
  2. Tawa Mboudaye (CR de Ndiédieng) ;
  3. Deux (02) forages sont à en arrêt d’exploitation ; celui de Djilékhar et de Tawa Mboudaye.

Le premier avait des problèmes au niveau de son ouvrage de captage et le second un problème de salinité.

Les deux forages sont tous renouvelés, celui de Djilékhar n’attend que des équipements d’exhaure (GE et pompe), Quant à Tawa Mboudaye, il reste la pose de la conduite de refoulement, la construction de la cabine de pompage et les équipements d’exhaure mais  le château d’eau est  déjà implanté.

 

2.4. Les autres programmes en cours

  1. Le multi village de Keur Fafa Boury financé par Plan /Kaolack ;
  2. Les unités de potabilisation (Sibassor, Ndiaffate et Ndiago) financées par PEPAM-AQUA
  3. Un château d’eau à Latmingué, à  Taïba Niassène, à Gapakh et à Keur Amar Asta.
  4. Un forage  à Koung –koung  serere, Gomone, Kangoly
  5. Thiadia Mboss : Les travaux du château sont presque terminés, il ne reste que l’équipement du château d’eau et le réseau dans le budget Consolidé d’investissement (BCI).

3. Les contraintes du sous-secteur au niveau de la région

La Qualité de l’eau est la première contrainte du secteur au niveau régional, cette qualité des eaux souterraines varie en fonction de la profondeur et du lieu de captage.

Les nappes profondes et intermédiaires de la région de Kaolack, renferment de l’eau salée et fluorée en quantité importante : les chlorures varient  entre 750 à 3500mg/l et les fluorures entre 1,5 à 6 mg/l.

Ces éléments constituent un facteur limitant pour l’alimentation en eau des populations que pour le maraîchage, et ont un impact sur la santé des populations car la consommation d’eau à forte concentration de sels tels que le fluor, le chlorure a entraîné dans certains  département de la  région de Kaolack l’apparition  de maladies hydriques telles que (La Fluorose dentaire et la Fluorose Osseuse).

 

4. Les perspectives

Des solutions existent, mais leur mise en œuvre reste encore problématique. Il s’agit de :

  1. Faire le  transfert d’eau du département de Nioro où la qualité est bonne vers les départements de Kaolack et de Guinguinéo;
  2. Définir une politique hydraulique nationale assortie des localités qui ont un déficit de point d’eau afin d’y orienter les bailleurs pour leur financements ;
  3. Promouvoir la concertation, faciliter le dialogue et orienter les partenaires à financer des unités de potabilisation au niveau des forages où il y’a un problème de qualité ;
  4. Penser aussi au mini-transfert d’eaux;
  5. Promouvoir la Collecte et le traitement des eaux de pluies pour certaines localités qui ont un problème de qualité;
  6. Imposer de nouvelles règles de vie et surtout une éthique de l’eau (protection, solidarité, partage, respect).

5.Conclusion

La situation hydraulique urbaine a connu une évolution au niveau régional, corrélativement à l’augmentation de la production régionale de 2,5% et du nombre d’abonnés de 4%. Les taux de couverture en eau dans le milieu urbain n’ont pas atteint la norme dans toutes les localités où est implanté la SDE. Cependant, le secteur reste confronté à plusieurs contraintes. Ainsi, des actions sont en train d’être menées pour améliorer l’offre et la qualité de service. Pour ce qui est de l’hydraulique rurale elle a connu une évolution jusqu'à atteindre un taux global d’accès à l’eau potable assez satisfaisant au niveau de la région (98,41%). Cette augmentation est obtenue grâce à l’appui des partenaires à travers des projets et programmes. La qualité de l’eau qui varie en fonction de la profondeur et du lieu de captage, est la première contrainte du sous-secteur dans la région constituant ainsi un facteur limitant pour l’alimentation en eau des populations par son  impact sur la santé ainsi que pour le maraîchage.

Cependant, des actions sont en train d’être menées pour améliorer l’offre et la qualité de service.

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